Revue et site sous la responsabilité du Bureau exécutif de la IVe Internationale.

Martinique : Le fascisme n’attend pas les victoires électorales mais prépare le pire dès aujourd’hui

par Groupe Révolution Socialiste
Manifestants contre la venue de Florian Philippot à Martinique La 1ère (mercredi 31 octobre 2018). ©Maurice Violton

Deux initiatives législatives en France méritent que l’on sonne l’alerte en organisant la riposte nécessaire.

La première vise à transformer en délit toute critique de l’État génocidaire sioniste. Ainsi, écrire cette simple phrase serait assimilé à de l’antisémitisme. Les chantres de l’extrême droite dont le parti a été porté sur les fonts baptismaux par des hitlériens notoires, des antisémites patentés, jubilent de voir la droite dite républicaine, leur emboîter le pas, voire les devancer, en faisant de la solidarité légitime avec le peuple palestinien, un délit punissable par la loi.

L’autre tentative consiste à faire adopter une loi scélérate blanchissant par avance les homicides policiers qui d’ailleurs se multiplient. La police et la gendarmerie bénéficieraient, comme le veut le syndicat d’extrême droite Alliance, d’une présomption de légitime défense lorsqu’elles feraient usage de leurs armes à feu, dès lors que les conditions légales seraient réunies. On voit en ce moment même ce que donnerait cette loi en France, avec l’exemple des USA. La ville de Minneapolis développe un remarquable mouvement de solidarité avec les immigré·es pourchassé·es par la police fédérale envoyée par Trump. Celle-ci dégaine et tire sur des citoyen·nes pacifiques mais déterminé·es. En deux semaines, cette police a fait deux victimes américaines. Par deux fois, le sieur Trump déclare que c’est de la légitime défense.

En France, main dans la main, droite et extrême droite concoctent une loi permettant d’absoudre préventivement les policiers meurtriers. La mobilisation contre ces propositions de loi, non encore écartées, n’est pas une option mais une urgence.

C’est ce thème qui à notre invitation, a rassemblé, ce samedi 24 au TOM (Téat Otonom Mawon), un public nombreux et divers (militant·es chevronné·es, syndicalistes et quelques étudiant·es très motivé·es, malgré leur discrétion dans un débat nourri et sérieux.

Chacun a mesuré l’importance des enjeux, l’urgence des situations sur une planète au bord du gouffre et la nécessité du débat. Ce n’est donc qu’un début.

Nous voyons bien comment les regards généralisants sont nécessaires pour mieux comprendre les conflits plus localisés. Une conviction forte a été martelée : nous sommes un petit pays, mais notre voix peut porter surtout si les démocrates, les progressistes, les révolutionnaires conjuguent leurs efforts en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane pour peser sur les situations.

Publié dans Révolution socialiste n°431 (26 janvier 2026)