De la salle Victor Lamon, vendredi 20 février, les solidaires de Cuba sont passés à la cour de la maison des syndicats, vendredi 27 où 200 personnes environ ont pu entendre, entre les magnifiques prestations musicales de Bèlèrumba, de Bwamabi, de Victor Sanon, les explications sur la situation à Cuba, sur l’initiative du mouvement unitaire de solidarité, sur les enjeux humanitaires, sur la signification politique du combat.
Des messages émanant de Cuba, de Guadeloupe ont émaillé la soirée. Sur une table à l’entrée, 4000 euros ont pu être récoltés qui seront fort utiles pour organiser les collectes de denrées alimentaires, pharmaceutiques, etc… qu’il s’agira d’acheminer à Cuba en fonction des demandes reçues des autorités.
Cuba n’est pas, pour l’heure, victime d’un cyclone, mais bien de l’aggravation d’un blocus criminel imposé par l’impérialisme US. La version actuelle de cet impérialisme est la plus brutale, la plus scélérate de toutes, puisque le sieur Trump a décidé d’étrangler Cuba, d’en « prendre le contrôle pacifiquement » (sic). Le « King » fasciste qui trône à Washington veut mettre en coupe réglée « sa » propre population et soumettre la planète à sa prédation, à sa férocité de bête blessée.
La Martinique comprend bien qu’après les petites embarcations de Colombie, du Venezuela, et maintenant de Sainte-Lucie ou de Saint-Vincent pulvérisées sans autre forme de procès parce qu’accusées sans preuve de charrier de la drogue, ce sont les pécheurs de la Martinique comme de tout autre pays voisin qui peuvent faire les frais de cette barbarie s’apparentant au terrorisme d’État.
Apres avoir kidnappé le président en exercice du Venezuela, pendant qu’il continue de soutenir un génocide en Palestine, le King fasciste bombarde l’Iran et menace ouvertement, avec une arrogance sans limites, tous les pays de la Caraïbe qui maintiennent une coopération avec Cuba, et tous les pays voulant vendre du pétrole à Cuba.
La défense de Cuba est inséparable de la lutte contre l’impérialisme US, contre le fascisme trumpien, contre le génocide en Palestine, pour le droit des peuples, de tous les peuples, du Groenland à la Kanaky, à l’autodétermination. C’est cette analyse qui soutend la proposition d’une grande manifestation la semaine suivant les élections. Sa préparation doit aller de pair avec l’organisation matérielle de l’aide humanitaire à Cuba.
Le spectacle affligeant d’une présidente trinadadienne léchant les bottes sales de l’envoyé du tyran du Nord, de chefs de petits États obligés de se soumettre ne peut être lavé que par la mobilisation déterminée des anti-fascistes, des anti-impérialistes de la Caraïbe, de l’Amérique du Sud, du Centre, du Nord, des progressistes du monde entier.
Les jours que nous vivons, mettent le monde au bord du gouffre de l’écrasement des peuples, de la guerre en bonne et due forme, des désastres écologiques qui vont avec, ou alors, de sursauts populaires salvateurs.
Résistance ou soumission : il n’existe pas de troisième voie. Soutenir Cuba, de toutes nos forces, c’est choisir la résistance, pour nous mêmes et pour tous les peuples du monde.
Publié le 2 mars 2026 dans Révolution socialiste n°436