La liste d’opposition à l’ex-majorité municipale de Schœlcher, FOK SA CHANJÉ CHÈLCHÈ, est sur tout le territoire martiniquais, la seule résultant d’une volonté unitaire autour de la défense des intérêts populaires.
Des militantEs de PÉYI-A, de RESPÉ, du RPPRAC, de I.E.M.O, font campagne pour une ville au service des plus démuniEs dans une optique sociale, écologiste, décoloniale.
Cela prouve que c’était possible, même si ailleurs d’autres choix ont prévalu, dans une atmosphère où le niveau de politisation est bien souvent très en deçà des nécessités découlant de la situation de la Martinique, des dernières colonies, de la France, du monde.
Nous aurons besoin de villes qui soient des bastions de résistance à la domination des oligarchies régnantes.
Quelques points forts sont développés dans les conférences et discutés avec la population : lutte contre la vie chère, création d’une maison de la santé, mobilité douce et décarbonée avec un transport téléphérique, système de navettes interquartiers, liaison maritime, agriculture paysanne alimentant des cantines gratuites, encouragement à la mise en place de SCOP, aide à l’équipement populaire en photovoltaïque, zone piétonne dans la ville basse.
L’implication de la population est bien comprise comme une condition d’application de ces idées. D’où les mécanismes de démocratie participative (conseils de quartiers, budget participatif, consultations référendaires), exploitation plus poussée de la situation de seule ville universitaire du pays. La diversité militante de la liste est évidemment un atout, vu la volonté de mété grif antè qui devra se vérifier en tenant les engagements.
Le travail des derniers jours de campagne et les résultats obtenus permettront de vérifier à quel point un espoir est né à Schœlcher.
Publié le 9 mars dans Révolution socialiste n°437