Ce 8 mars 2026, la journée internationale de lutte des femmes a une coloration particulière. Tandis que les fourbes tentent de brouiller les pistes en évoquant une prétendue « théorie du genre » issue de leurs cervelles perverties, nous voyons bien que leur ennemi, c’est l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. Chaque fois que le fascisme progresse, l’égalité est en danger. Égalité entre les genres, égalité entre les prétendues « races », égalité entre nationaux et étrangers, entre originaires et immigréEs, entre les religions, entre les civilisations, entre les valides et les personnes souffrant de handicap. Pour perpétuer les inégalités de classes, les oligarchies attisent, fomentent, inventent des inégalités pour diviser les classes d’en bas.
En 2026, les masculinistes sentant le sol se dérober sous leurs gros sabots, effrayés par la lutte des femmes qui tiennent le haut du pavé, redoublent d’agressivité. Ils tournent la tête quand on met sous leurs yeux, les statistiques des violences sexuelles ou sexistes, ils montrent leurs crocs contre le droit aux IVG, ils s’agacent quand on s’indigne des inégalités de salaires, ils jubilent ou ricanent quand les grossièretés prennent comme cibles les femmes ou les orientations sexuelles, ils ne trouvent rien à redire aux stéréotypes de genre.
Aujourd’hui, ils ont des modèles qui s’appellent Trump, Poutine, Erdogan, Talibans fanatiques, Mollahs sanguinaires, unis dans leur défense du patriarcat même quand leurs rivalités dans la prédation des ressources de la planète les conduisent à envoyer les peuples s’entretuer.
Si les femmes sur tous les continents se retrouvent de plus en plus aux avant-postes de la résistance, c’est pour une raison que notre langue exprime bien : sé yo ka tjébé latjé pwel-la ! Yo sav i cho !
Que le 8 mars 2026 renforce notre unité autour du combat féministe ! La lutte contre les bas salaires, contre le chômage, contre la dégradation des services publics, contre les violences, contre les guerres, les massacres génocidaires sont des combats féministes, car les femmes sont les premières victimes de ces injustices et de ces abominations. Le combat contre les inégalités de genre, mené de façon conséquente, est un combat contre les inégalités tout court.
L’émancipation des femmes et l’émancipation humaine ne font qu’un
VIVE LE 8 MARS ! VIVE LA LUTTE DES FEMMES !
Publié le 9 mars dans Révolution socialiste n°437