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Encore une fois, Paris décide contre la Guyane !

par MDES

Au lendemain de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, la décision de rejet de l'abrogation de la loi Hulot rappelle une vérité brutale : la logique coloniale n'a jamais cessé. Elle a changé de forme, pas de nature.

La France continue de décider pour la Guyane comme elle le fait depuis sa prise de possession du territoire: en niant la volonté de son peuple.

Tous les parlementaires guyanais, la Collectivité Territoriale de Guyane, les maires et les chambres consulaires ont demandé l'abrogation. Cela n'a pas suffi.

Une fois encore : la Guyane unie parle, Paris piétine.

Comme pour l'évolution statutaire, que le congrès Guyanais a décidé à l'unanimité, la France nie notre voix.

Le député Jean-Victor Castor l'a rappelé dans les débats du 11 juin : il ne peut y avoir ni développement, ni dignité démocratique sans respect des décisions prises en Guyane.

Le constat est implacable : la France échoue en Guyane. Elle échoue à réduire la pauvreté, elle échoue à répondre au chômage, elle échoue à garantir un développement digne et alors qu'elle prend pour prétexte l'écologie pour nous maintenir sous cloche, elle échoue là aussi à protéger notre environnement.

Pourtant elle continue de refuser à la Guyane le droit de choisir ses propres solutions.

Le MDES dénonce une colonisation politique permanente, structurelle. Nous refusons une administration du territoire à distance. Nous refusons un système où la volonté d'un peuple est systématiquement annulée.

Cette situation doit cesser. La Guyane n'est pas une circonscription administrative.

La Guyane est un peuple, et doit décider elle même.

ANNOU BRIGA POU NOU PÉYI.

Le 11 juin 2026,

Fabien CANAVY

Secrétaire Général du MDES

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