Au Robert, la mobilisation populaire impose la rencontre avec les responsables (tous niveaux) et des résultats positifs, mais encore insuffisants.
À Paris, les mouvements paysans de Martinique, Guadeloupe, Guyane s’associent à la Confédération Paysanne, et posent les problèmes à prévoir en cas de signature du Mercosur. La répression subie n’entame pas leur combativité, bien au contraire. Leur mérite est d’avoir mis au grand jour la duplicité de la Macronie, et la complicité de la FNSEA, voire de la Coordination rurale.
À Fort-de-France, la Cour d’appel, saisie par l’opiniâtre Assaupamar, fait démolir le silo construit sur un terrain agricole. Belle leçon pour d’autres !
TCSP : les syndicats exercent leur droit de retrait après les incivilités créant des conditions de travail désastreuses, et poursuivent les négociations.
Sur l’eau : après la victoire du comité citoyen du sud sur la gratuité des 8 premiers mètres cubes d’eau, les mobilisations flambent dans le Nord-Caraïbe.
On le voit : la vitalité militante est indiscutable. Elle entraîne parfois une large adhésion, et obtient en général des négociations, parfois victorieuses.
Nous soutenons ces justes combats. Nous ajoutons quelques réflexions :
Le mouvement syndical, qui vit, malgré les difficultés déjà soulignées ici, est complété par des comités populaires divers. Woulo, bravo ! L’anticipation, la planification, la détermination sont des armes décisives. La lutte paye, et de toute façon pa ni dot mannyè !
Le chakbètaféisme constitue toujours une limite à surmonter pour aller plus loin. Aller plus loin implique, dans chaque lutte, de prendre en compte l’intérêt de la population tout entière, usagers compris. Toutes ces luttes, dont nous n’avons pas fait un tableau exhaustif, appellent à la définition d’un programme ouvrier et populaire global.
Publié dans Révolution socialiste n° 430 (19 janvier 2026)