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Mondial 2026 : la coupe du capitalisme fascisant

par NPA - L’Anticapitaliste
Stade Azteca, Mexico DF. © Wikimedia Commons

La Coupe du monde 2026 s’ouvre ce jeudi 11 juin au Canada, au Mexique et surtout aux États-Unis de Trump. Présentée par la FIFA comme une célébration du football et du rapprochement entre les peuples, elle apparaît déjà comme une manifestation des maux du capitalisme contemporain, en voie de fascisation : racisme, restrictions des libertés, catastrophe écologique et marchandisation toujours plus poussée du sport le plus populaire de la planète.

Le refoulement de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan est devenu le symbole de ce Mondial. Considéré comme l’un des meilleurs arbitres africains, il a été empêché d’entrer sur le territoire étasunien par la police de Trump et ne pourra pas officier. La FIFA a validé cette exclusion sans protester. Plusieurs membres de la délégation iranienne se sont vu refuser leur visa, le camp de base de l’Iran a dû être déplacé des États-Unis vers le Mexique, des équipes sont contrôlées sur le tarmac à leur arrivée, l’attaquant irakien Aymen Hussein a été retenu pendant des heures à son arrivée et de nombreux supporters, essentiellement africains, ont été empêchés de se rendre à la compétition. Derrière les discours sur l’universalité du football, cette Coupe du monde est déjà marquée par un racisme débridé.

Des deux côtés de l’Atlantique, la même logique sécuritaire est à l’œuvre. Aux États-Unis, les supporters sont accueillis dans un climat de contrôles, de détentions arbitraires et de peur entretenue par les politiques racistes et anti-immigration de Trump. En France, plusieurs municipalités ont déjà annoncé avoir choisi de répondre aux aspirations populaires par des couvre-feux, comme à Toulouse ou à Clermont-Ferrand. On a vu le soir de la victoire du PSG à quoi mène cette logique répressive, qui accompagne partout la montée de l’autoritarisme et la fascisation du monde.

Cette Coupe du monde sera également la plus polluante de l’histoire. Avec 48 équipes au lieu de 32, 104 matchs répartis sur trois pays et des déplacements aériens massifs, elle devrait générer près de 8 à 9 millions de tonnes de CO₂, soit près du double de l’édition 2022, qui était déjà un record. Les joueurs et les spectateurs vont parfois être exposés à des conditions de chaleur et d'humidité dangereuses. Dans le même temps, la FIFA espère battre tous ses records de revenus grâce à l’explosion du nombre de rencontres et à des billets vendus à des prix exorbitants — un véritable tri social par le ticket d’entrée.

Cette Coupe du monde est en partie organisée aux États-Unis — où la politique de chasse aux immigréEs a atteint des sommets de violence sous le nouveau mandat de Trump, où les atteintes aux libertés démocratiques se multiplient et qui mènent une politique de guerres impérialistes — et au Mexique — marqué par « la guerre à la drogue » dont la population paye le prix fort avec plus de 400 000 mortEs et 100 000 disparuEs au cours des vingt dernières années.

Cette compétition révèle jusqu’à la caricature ce que devient le sport sous le capitalisme. Pour notre part, nous continuerons à défendre un football populaire, accessible à toutes et tous, contre le racisme, l’autoritarisme et la marchandisation du monde.

Communiqué de presse du NPA-l’Anticapitaliste publié le 11 juin 2026

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