Utilisant, en violation de ses promesses, un article antidémocratique d'une constitution antidémocratique, le gouvernement français a imposé à l'Assemblée nationale française un budget contraire au programme de la coalition qui était arrivée en tête lors des dernières élections législatives, le Nouveau Front Populaire (NFP).
Ce mauvais coup a été rendu possible par l'insuffisance de la mobilisation populaire, et la défection du parti socialiste ayant choisi de sauver le gouvernement imposé par le plus impopulaire des présidents de la cinquième République, le sieur Macron.
Le résultat ne se fait guère attendre chez nous, comme en France. Les syndicats protestent contre la suppression de postes d’enseignant·e·s à la rentrée, alors que l'on constate, en ce moment même, une légère amélioration du niveau scolaire en Martinique, probablement liée au fait que l'encadrement en enseignant·e·s avait moins baissé que les effectifs scolaires. Le même budget a des effets négatifs sur l'état du service public de la santé, comme sur les dotations aux collectivités finançant le quotidien des plus défavorisés.
Dans l'affaire du Mercosur (accord commercial entre l’Union Européenne et certains pays d'Amérique du Sud), on va assister, si une résistance victorieuse ne se produit pas, à une invasion de produits alimentaires (bœufs, volailles notamment…) exonérés des normes sanitaires européennes (pesticides entre autres). Bien évidemment, les éleveurs martiniquais, guadeloupéens, guyanais, réunionnais, seront victimes de cette concurrence économiquement néfaste, et sanitairement nocive.
Les mouvements paysans de nos trois pays ont eu raison de se joindre à la Confédération Paysanne de France dans une mobilisation qui leur a valu des mises en garde-à-vue tout à fait arbitraires. La solidarité avec les travailleur·se·s et les paysan·ne·s doit être un impératif pour toutes les forces de progrès.
Publié le 2 février 2026 dans Révolution socialiste n°432