MIHANDS a toujours puisé sa force dans l’engagement des personnes, et non dans des moyens financiers considérables. Comme nous ne disposons pas des réserves financières colossales ni des stocks prépositionnés des grandes agences internationales, notre procédure opérationnelle standard en cas d’intervention consiste en une course contre la montre pour nous mobiliser : rassembler notre réseau de bénévoles, lever des fonds et nous procurer du matériel à partir de zéro chaque fois qu’une crise survient.
Le séisme dévastateur de magnitude 7,8 qui a frappé le sud de Mindanao a mis nos capacités à l’épreuve, mais notre communauté a répondu à l’appel. Après plusieurs jours de préparatifs intenses et de collecte de ressources, notre équipe est officiellement arrivée sur le terrain. Nous sommes sur place, aux côtés des familles sinistrées, prouvant ainsi que l’engagement local peut déplacer des montagnes.
ESSF et Inprecor se joignent à cet appel à la solidarité – notamment à un soutien financier – lancé par Mihands, un réseau d’associations avec lequel nous collaborons depuis longtemps. Les dons internationaux peuvent être effectués par notre intermédiaire, ce qui peut s’avérer plus simple et moins coûteux. Voir ci-dessous pour plus de détails.
Le contexte : le point sur la situation
Le matin du 8 juin 2026, la terre n’a pas simplement tremblé ; elle s’est déchirée. À 7 h 37 précises, heure standard des Philippines (PhST), un gigantesque séisme de subduction de magnitude Mw 7,8 a frappé au large de la côte sud de Mindanao. Cet événement a déclenché un processus de rupture de 70 secondes qui a entièrement redessiné la géographie de la région et brisé la vie de centaines de milliers de personnes.
Selon les notes techniques publiées par l’Institut philippin de volcanologie et de sismologie (DOST-PHIVOLCS) et les données vérifiées par l’U.S. Geological Survey (USGS), cette rupture massive a libéré un moment sismique total équivalent à 6,14×10²⁰ N⋅m. Il s’agit du traumatisme sismique le plus grave à avoir frappé le pays depuis la catastrophe historique du Golfe de moro en 19761.
Alors que les équipes d’urgence continuent d’évaluer les dégâts structurels étendus causés par cet événement catastrophique, une crise psychologique silencieuse se développe au sein de nos communautés éducatives. Si les dispositifs initiaux d’intervention en cas de catastrophe accordent naturellement la priorité à la sécurité physique et émotionnelle immédiate des élèves, une population urgente, souvent négligée, nécessite une intervention importante : les adultes chargés d’assurer la sécurité de ces enfants.

Le matin où la côte s’est soulevée
Le séisme a frappé au pire moment possible : à l’heure même où les écoles ouvraient leurs portes pour la journée. Le long de l’interface de méga-faille peu profonde de la fosse de Cotabato, la croûte océanique de la plaque de la Sonde a glissé violemment vers l’est sous la Ceinture Mobile des Philippines2, à une profondeur de 55,2 kilomètres. L’épicentre a été localisé par l’USGS à 5,592∘N, 125,047∘E — à environ 32 kilomètres au large, à l’ouest de Maasim, dans la province de Sarangani.
Une fois la poussière retombée, les habitants des côtes de Glan et de Jose Abad Santos se sont retrouvés face à un paysage surréaliste. Les équipes de terrain du DOST-PHIVOLCS ont confirmé un rare soulèvement côtier cosismique localisé. La puissante poussée tectonique a littéralement soulevé des sections du littoral et des sanctuaires marins d’environ 2,0 mètres, provoquant un recul permanent de la mer de près de 200 mètres. Des récifs coralliens et des herbiers marins, qui étaient entièrement submergés depuis des siècles, se sont soudainement retrouvés à l’air libre — un monument brut et permanent témoignant de l’immense pression qui s’accumulait sous les fonds marins.
Mais la mer allait rapidement riposter. Le déplacement soudain des fonds marins a déclenché une alerte au tsunami immédiate dans neuf provinces. Les stations de surveillance du niveau de la mer ont enregistré des vagues atteignant 2,5 mètres (8,2 pieds) qui se sont abattues sur les communautés côtières de Kiamba, Maasim et Kalamansig. Si les évacuations massives ont permis de sauver des milliers de personnes, le Conseil national de réduction et de gestion des risques de catastrophe (NDRRMC) a signalé que deux personnes se sont tragiquement noyées et qu’une troisième a été portée disparue après avoir été emportée par la mer au large de General Santos City.
Un paysage de ruines
À General Santos City, située juste au nord de la ligne de faille, l’heure de pointe matinale s’est transformée en une scène de terreur absolue alors que les secousses atteignaient un maximum d’intensité VIII (très destructrice) sur l’échelle d’intensité sismique du PHIVOLCS (PEIS). Des immeubles commerciaux en béton se sont effondrés sur des carrefours, et des bâtiments de plusieurs étages se sont affaissés sous des accélérations maximales au sol atteignant 173,4 gal. Rien que dans le barangay de Lagao, plus de 1 000 familles ont complètement perdu leur logement lorsque des immeubles résidentiels se sont effondrés.
La destruction s’est propagée à travers plusieurs provinces, laissant derrière elle des dégâts aux infrastructures estimés par les réseaux nationaux de gestion des catastrophes à 1 milliard de pesos (20,3 millions de dollars américains) :
La perte des infrastructures vitales : Des ponts majeurs se sont effondrés dans tout le Cotabato du Sud, et d’énormes fissures ont déchiré les autoroutes régionales, coupant immédiatement les réseaux électriques locaux et les antennes-relais de téléphonie mobile.
Les hauteurs ensevelies : Dans les montagnes, les secousses ont déclenché d’énormes glissements de terrain, faisant s’effondrer des versants entiers sur les routes d’accès rurales, ensevelissant des habitations et isolant des villages reculés du reste de l’île.
Le bilan humain : Les registres consolidés des victimes du NDRRMC confirment 69 morts, 1 343 blessés et 33 personnes toujours portées disparues à travers Mindanao. Les villes de Sarangani, Jose Abad Santos, Glan et Malapatan ont subi les pourcentages les plus élevés de destruction structurelle, près de 20 % de l’ensemble des logements de General Santos City ayant été endommagés de manière structurelle.
L’ombre de l’histoire et l’agonie de nos soignant·es
Pour la génération plus âgée de survivant.es, cette catastrophe suscite un terrifiant sentiment de déjà-vu. La fosse de Cotabato est depuis longtemps connue pour être un catalyseur de catastrophes, ayant notamment provoqué le séisme historique du golfe de Moro en 1976 (Mw 8,0) et le tsunami qui s’ensuivit, faisant jusqu’à 8 000 victimes. Les sismologues ont révélé que l’essaim sismique de Kalamansig, qui s’est étendu de fin 2025 à début 2026 — et qui a provoqué plus de 3 500 secousses distinctes —, était le signe d’un déplacement violent des plaques qui exerçaient une contrainte sur le segment central de Sarangani jusqu’à ce que celui-ci finisse par céder le 8 juin.
Aujourd’hui, la région est prise dans un cycle de peur qui semble sans fin. Le Réseau sismique philippin a enregistré plus de 6 058 répliques dans les jours qui ont suivi l’événement, ponctuées par une puissante réplique de magnitude 6,5 sur l’échelle de Richter qui a frappé l’après-midi même du 8 juin.
Confrontés à ces milliers de répliques et aux alertes initiales au tsunami, souvent dans un vide total en matière de télécommunications, les adultes de l’écosystème scolaire opèrent sous une immense pression neurologique et émotionnelle. Survenant le matin même de la rentrée scolaire, le séisme a contraint les enseignant.es et le personnel scolaire à un déchirement cognitif contre nature. Des milliers de membres du personnel scolaire, qui sont également parents, ont dû réprimer leur peur déchirante pour leurs propres enfants afin de remplir leur devoir professionnel : protéger physiquement, rassurer et évacuer des dizaines d’élèves terrifiés dont ils avaient la charge.
Ces accompagnant.es aux doubles rôles ont subi un profond traumatisme lié au conflit de rôles ainsi qu’une culpabilité du survivant.e débilitante. On ne peut pas attendre d’un personnel traumatisé qu’il parvienne à co-réguler, réconforter et aider à la réadaptation d’enfants traumatisés si ses propres besoins en matière de santé mentale sont systématiquement ignorés.
Des moyens de subsistance anéantis : agriculture et pêche
Au-delà des décombres des bâtiments, le séisme a porté un coup dévastateur et durable à l’épine dorsale économique du sud de Mindanao : ses champs fertiles et ses riches zones de pêche. Les principaux moyens de subsistance de la région ont été pratiquement paralysés.
L’effondrement de l’économie bleue
Pour les communautés côtières, l’océan est tout. La combinaison d’un tsunami de 2,5 mètres et d’un soulèvement côtier de 2,0 mètres a dévasté l’industrie locale de la pêche :
• Destruction des ports et de la flotte : À Sarangani et Sultan Kudarat, des centaines de bancas à balancier (bateaux de pêche traditionnels) ont été soit écrasés par les vagues du tsunami, soit laissés définitivement échoués à sec sur des terres nouvellement soulevées.
• Dévastation de l’aquaculture : Des secousses sismiques intenses et des glissements de terrain sous-marins localisés ont provoqué la rupture des cages à poissons municipales et des bassins d’aquaculture intérieurs. Des millions de pesos de chano (bangus) et de tilapias, des espèces à forte valeur marchande, se sont échappés ou ont péri, anéantissant les économies de toute une vie des exploitants locaux.
Champs ravagés et marchés bloqués
À l’intérieur des terres, le secteur agricole est confronté à une crise logistique et physique.
• Défaillances des systèmes d’irrigation et des sols : Une liquéfaction généralisée a provoqué un étalement latéral massif et des bouillonnements de sable dans les bassins fluviaux de faible altitude de Cotabato du Sud. Les canaux d’irrigation alimentant les rizières vitales se sont fissurés et vidés, tandis que la surface des terres agricoles a été fendue par de larges fissures.
• L’isolement des cultures à forte valeur ajoutée : Les routes de montagne ayant été détruites par des glissements de terrain, des tonnes de produits récoltés — notamment du café de haute qualité, des bananes et de la noix de coco (coprah) — pourrissent actuellement dans des communautés isolées des hautes terres, complètement coupées des centres commerciaux de General Santos City.
La réalité des « trois peuples » et le principe de « ne pas nuire »
Pour véritablement comprendre le contexte humanitaire de cette catastrophe, il faut l’examiner à travers le prisme de la dynamique unique des « trois peuples » de Mindanao — ce tissu social délicat composé de colons chrétiens, de communautés moros (musulmanes) et de peuples autochtones non moros (Lumad), tels que les Blaan et les Tboli.
Les catastrophes ne font pas de distinction dans leur sillage de destruction, mais les interventions de secours peuvent causer des préjudices involontaires si elles ne respectent pas les frontières culturelles profondément ancrées et la souffrance psychologique immense des survivants.
Une coordination respectueuse des spécificités culturelles
À mesure que les interventions d’urgence se déploient, les agences humanitaires doivent appliquer strictement un cadre « ne pas nuire » conçu avec une extrême sensibilité aux différences régionales :
Les populations Lumad : Les territoires ancestraux des peuples Blaan et Tboli s’étendent sur les flancs des montagnes qui ont le plus souffert des glissements de terrain provoqués par le séisme. L’aide doit être organisée en utilisant les langues locales et les structures traditionnelles de direction tribale afin d’éviter toute aliénation et de préserver la dignité communautaire.
Les communautés moros : Les communautés moros peuplent en grand nombre les zones côtières de basse altitude et les deltas fluviaux, ce qui les a placées directement sur la trajectoire du tsunami et d’un phénomène de liquéfaction grave. Au sein des centres d’évacuation surpeuplés, des groupes d’observation internationaux tels que l’OCHA et l’UNFPA soulignent le besoin crucial d’une aide adaptée à la culture locale — notamment des installations sanitaires privées et séparées par sexe, ainsi que la distribution stricte de rations alimentaires certifiées halal.
Les colons chrétiens : Fortement concentrées dans les centres urbains et commerciaux tels que General Santos City et Koronadal, les communautés chrétiennes ont été les plus durement touchées par les effondrements massifs de bâtiments. Le défi immédiat consiste à gérer les environnements tendus et surpeuplés des camps urbains tout en fournissant des premiers secours psychologiques ciblés.

Les personnes vulnérables invisibles : les survivant·es hébergé·es chez des particuliers et ceux qui ont été relogé·es
Une lacune critique apparaît dans la réponse locale à la catastrophe : des milliers de survivants sont totalement absents des registres officiels des camps d’évacuation. Craignant la densité étouffante des camps ou le poids psychologique incessant des répliques sismiques à proximité de grandes structures en béton, environ 40 % des familles déplacées ont choisi de se reloger par leurs propres moyens. Ces survivant.es resté.es chez elles et eux se réfugient dans les arrière-cours de proches, s’entassent chez des familles d’accueil ou vivent dans des tentes de fortune à côté de leurs propriétés en ruines.
L’aide humanitaire ne doit pas être subordonnée à la présence physique d’une famille au sein d’un centre d’évacuation officiel. Les survivant.es hébergé.es chez des particuliers ont subi exactement les mêmes pertes en termes de moyens de subsistance, de logement et de sécurité, mais ils sont systématiquement laissés de côté par les distributions mobiles de fournitures.
Les collectivités locales (LGU) et les réseaux de cartographie doivent activement localiser, recenser et venir en aide à ces populations hébergées chez des particuliers, en leur accordant exactement la même égalité de traitement et la même attention qu’aux personnes hébergées dans les abris publics.
Redoubler d’efforts en matière de gouvernance et de prise en charge des aidant.es
Pour empêcher que cette catastrophe ne se transforme en un échec humanitaire de longue durée, le gouvernement national et ses agences opérationnelles — notamment le ministère des Affaires sociales et du Développement (DSWD), le ministère des Travaux publics et des Autoroutes (DPWH) et les brigades du génie militaire — doivent redoubler d’efforts pour atteindre les zones géographiques périphériques et stabiliser nos fondements structurels et émotionnels.
Le ministère de l’Éducation (DepEd), les collectivités locales (LGU) et les réseaux communautaires de relèvement doivent immédiatement élargir leurs missions en matière de santé mentale et de soutien psychosocial (MHPSS) afin d’y inclure explicitement les enseignant.es, le personnel scolaire, les agents des services publics, les agents de sécurité et les parents. Nous appelons toutes les agences de coordination à déployer sans délai des premiers secours psychologiques (PFA) spécialisés, conçus spécifiquement pour le personnel scolaire adulte et les parents, à créer des canaux de communication centrés sur la famille pour les futures alertes, et à mettre en place des plannings de relève par rotation afin d’éviter l’épuisement immédiat des aidants.
Face à une crise régionale majeure, nos enseignants et nos parents constituent la principale source d’oxygène pour nos jeunes. Pour remettre nos écoles sur pied, nous devons d’abord prendre soin de ceux qui s’occupent des autres.
Unis pour survivre : s’organiser contre la marginalisation
Alors que la phase initiale d’urgence laisse place à une réhabilitation et à un relèvement à long terme, un risque historique se profile : la répartition inégale des ressources, le favoritisme politique ou les malentendus culturels peuvent diviser les communautés et creuser les fractures sociales existantes.
Pour y remédier, les survivant.es doivent s’organiser activement. En formant des comités locaux multiculturels représentant à parts égales les voix des Lumad, des Moro et des chrétiens, les citoyen.nes touchés peuvent éviter d’être marginalisé.es ou divisé.es pendant le processus de reconstruction. Une organisation collective à la base garantit que les membres de la communauté ne sont pas de simples bénéficiaires passifs de l’aide, mais les acteurs actifs de leur propre rétablissement.
Appel urgent à l’aide humanitaire
Plus d’une semaine après le séisme initial, les restrictions d’accès sévères restent le principal obstacle au sauvetage des vies. Plus de 430 000 personnes ont été gravement touchées, et des dizaines de milliers d’entre elles restent bloquées dans des communautés isolées ou dispersées dans des lieux d’accueil chez l’habitant. Les principales organisations humanitaires internationales et locales — notamment CARE Philippines, l’UNICEF, Americares, Plan International et Save the Children — ont mobilisé des ressources d’urgence, mais les capacités locales sont complètement débordées.
Chaque heure qui passe est cruciale : Les familles dorment dans des abris de fortune, sous la menace constante de répliques sismiques et de pentes montagneuses instables et recouvertes de boue. La contamination de l’eau dans les provinces de Sarangani et de Davao Occidental a déclenché de graves alertes sanitaires, exposant les nourrissons, les femmes enceintes et les mères allaitantes à un risque extrême.

Comment aider et où l’aide est-elle la plus nécessaire :
Eau, assainissement et hygiène (WASH) : Déploiement rapide de systèmes portables de filtration de l’eau, de réservoirs d’eau d’urgence et de pastilles de traitement de l’eau pour lutter contre les maladies d’origine hydrique, tant dans les camps publics que dans les regroupements de familles hébergées chez des particuliers.
Hébergement et gestion des évacuations : Distribution de bâches résistantes, de tentes d’urgence et de matériaux de construction pour les 68 600 familles dont les habitations ont été complètement détruites ou dont la structure est compromise.
Kits de dignité et de protection : Mise en place d’espaces sanitaires sûrs et cloisonnés dans les camps d’évacuation, ainsi que la fourniture de kits d’hygiène essentiels et adaptés aux spécificités culturelles pour les femmes et les filles issues des populations Moro, Lumad et chrétiennes.
Premiers secours psychosociaux : Mobilisation de conseillers pour apporter un soutien spécialisé en matière de traumatismes aux enfants, aux parents et aux enseignant.es qui souffrent sous le feu continu de milliers de répliques sismiques.
Et des partenariats à long terme pour la période de réhabilitation et de relèvement. Les survivant.es doivent être organisé.es et le soutien à leurs moyens de subsistance doit être assuré de manière cohérente et durable. Le processus décisionnel doit inclure les survivant.es eux-mêmes en tant qu’acteurs clés touchés par la tragédie. La question écologique doit également être prise en compte, et les interventions de relèvement doivent à tout moment être respectueuses de l’environnement, démocratiques et fondées sur les droits humains.
Les particuliers et les entreprises partenaires souhaitant apporter leur contribution peuvent se coordonner directement avec les Initiatives multipartites pour l’action humanitaire face aux catastrophes
Adresse :
N° 37, rue Tulingan, lotissement Usman, Bagua 2, Cotabato City
Tél. : 064 421 1369
E-mail : mihands.phils@gmail.com
Page Facebook : Initiatives multipartites pour l’action humanitaire face aux catastrophes
Nous invitons tout le monde à participer à ces missions humanitaires de MIHANDS, baptisées
« TAMBAYAYONG MINDANAO : Tabang alang sa mga survivors sa linog sa Mindanao » (Travaillons ensemble : aide aux survivant.es des tremblements de terre de Mindanao).
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Pour les dons en espèces :
Compte PNB : 405110023198
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Insta Pay : utilisez le code-barres de l’affiche
Points de collecte de denrées alimentaires et de matériel non alimentaire :
1. Bureau de Kaagapay - Ante Compound, avenue Sinsuat, Cotabato City
Tél. : 064-421-5024
2. Bureau de TRIPOD - n° 37, rue Tulingan, lotissement Usman, Bagua 2, Cotabato City Tél. : 064-421-1369
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Traduit et annoté pour ESSF par Pierre Rousset avec l’aide de DeepLpro.
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Le golfe de Moro est un golfe de la mer de Célèbes, dans l’océan Pacifique, qui baigne les côtes des Philippines. Il est formé par le littoral sud-ouest de l’île de Mindanao, dans le sud du pays. Les principaux ports sont Zamboanga et Cotabato.
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La Ceinture Mobile des Philippines est une frontière tectonique complexe entre la plaque eurasienne et la plaque de la mer des Philippines, qui couvre la majeure partie des Philippines. Elle comprend des zones de subduction, des zones de collision, des systèmes de failles ainsi que divers blocs ou terranes de croûte océanique et continentale.