À Génipa, sur le littoral de la commune de Ducos, sept hectares de mangrove sont partis en fumée.
Déjà, l’Assaupamar s’interroge légitimement sur l’origine des foyers surgis nuitamment, mais chacun a pu noter que le réchauffement climatique, en pleine saison des pluies, a sous-hydraté les palétuviers constitutifs de notre forêt la plus humide, la mettant ainsi à la merci des étincelles de toute origine.
En France, en Espagne, en Grèce, aux Pays-Bas, dans l’État de Washington, au Canada…, le phénomène atteint des proportions plus inquiétantes avec des causes profondes identiques. Les derniers fanatiques et endoctrinés de la planète jouent aux climatosceptiques, nient l’évidence, mais les prévisions majoritaires des scientifiques du monde se réalisent sous nos yeux, en pire. Les records de températures, de sécheresses, d’incendies, sont régulièrement battus.
Et le phénomène se poursuivra mécaniquement. Les mesures à prendre aujourd’hui ne pourront, dans le meilleur des cas, inverser la tendance avant des décennies. L’urgence est de s’organiser pour la prévention des conséquences et de s’adapter à l’irréversible. Reconstruire le bâti brûlé, replanter judicieusement les forêts ravagées, assurer l’entretien adéquat, recruter et former des équipes de pompiers et de secouristes, acquérir et localiser le matériel en quantité suffisante pour attaquer rapidement les feux, adapter l’agriculture et l’habitat. Cela exige des moyens lourds, au service du collectif.
Faire face à ces défis suppose une logique à mille lieues de la recherche du profit immédiat et privé. Aucune réponse ne vaudra si la solidarité humaine n’est pas présente, dans chaque pays et au-delà des cadres nationaux.
Nous répétons que la sortie du capitalisme extractiviste, l’éradication de la pauvreté et des inégalités, l’élimination de la guerre du nord au sud, de l’est à l’ouest de la planète, seule voie pour assurer la survie digne de l’humanité, suppose que l’on se décide pour le communisme, qu’on en développe la culture. L’urgence commande de ne pas se contenter de répéter la nécessité de son avènement.
Toute la réflexion et la pratique des diverses branches de l’écosocialisme visent à promouvoir des revendications transitoires à ne plus éluder. Le Manifeste de la Quatrième Internationale contribue à ce combat. À lire. À étudier sans tarder.
Publié dans Révolution socialiste n°460 le 17 août 2026