C’est un crachat que toute la Martinique a reçu en plein visage. La scène, stupéfiante a fait le buzz sur les réseaux sociaux, et a été diffusée au journal télévisé de Martinique la Première.
Un individu à la peau blanche, courroucé – a t’il dit – par le bruit d’une voiture sono de la campagne électorale, a fendu le groupe de supporters autour de la voiture pour cracher au visage d’une personne se trouvant dans le véhicule.
Toute la Martinique se demande : comment comprendre que l’individu, dont la témérité montre qu’il s’estime protégé, n’a reçu aucune correction pour un geste aussi contraire à ce que notre culture ancestrale nous permet de subir sans une réaction appropriée.
La victime aurait dit-on porté plainte. Sa sagesse est grande. On ne peut s’empêcher de s’interroger sur ce qu’il advenu de l’auteur du crachat, s’il s’était agi d’un Antillais ou autre « racisé », agissant de la sorte à Lyon, Bordeaux ou Paris ?
Dans combien de minutes après, se serait-il retrouvé en garde à vue et dans quel état ?
Combien de Préfets, de ministres, de médias bollorisés auraient envahi l’espace public pour dénoncer le coupable de « l’intolérable agression » ?
Nous ne serons évidemment pas les seulEs à attendre la réaction des autorités judiciaires si zélées en d’autres circonstances.
Publié dans Révolution socialiste n°439 du 22 mars 2026