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Liberté pour Kémi Séba et son fils, emprisonnés et maltraités en Afrique du Sud

par Groupe Révolution Socialiste
Kemi Seba en interview lors de la remise du prix MJA à Bamako le 16 Juillet 2017. © Boubs Sidibe / CC BY-SA 4.0

Près d’une centaine de militantEs, réuniEs à l’appel d’organisations panafricanistes de Martinique, ont débattu et apporté leur soutien au dirigeant d’Urgences panafricaines, bien connu en Martinique et Guadeloupe, après des meetings très suivis il y a quelques années.

Son fils et lui sont depuis plus de soixante jours dans les geôles sud-africaines où ils vivent un véritable calvaire, tant les conditions décrites dans un courrier qu’il a pu communiquer à l’extérieur sont abominables. Le mardi 14 juillet, un tribunal sud-africain jugera de leur extradition au Bénin, dont les autorités lui vouent une haine tenace, surtout depuis qu’il s’était bruyamment réjoui du coup d’État tentant de déchouker le richissime affairiste et ex-président de la République, Patrice Talon, qui céda courtoisement la place à un successeur du sérail.

En réalité, tout le système des gouvernements fantoches de la Françafrique rêve de faire taire cette voix anti-impérialiste et anti-oligarchies qui les dénonce sur les réseaux sociaux et lors des manifestations dans plusieurs pays africains et dans les diasporas.

Si le projet scélérat d’extradition se réalisait, ce dirigeant très populaire dans l’Afrique qui s’éveille risque une peine de 20 ans de prison.

Le caractère tardif de la mobilisation de soutien est certes un problème. Il s’agit aujourd’hui de mettre les bouchées doubles, de mobiliser l’opinion publique démocratique et anti-impérialiste à l’échelle internationale. Le GRS prendra sa part dans cette tâche urgente et indispensable.

Au cours du débat ce samedi 11 juillet au Village de la Résistance, plusieurs questions sérieuses ont été évoquées : les contradictions du gouvernement sud-africain actuel qui, d’une main prend des positions courageuses contre l’odieux génocide en Palestine, et de l’autre, tourne le dos à la solidarité internationaliste qui a joué un rôle si important dans la lutte contre l’apartheid.

Si la soumission à l’ordre néocolonial dominant des gouvernements fantoches était évidente pour tout le monde, une interrogation a plané sur l’aide qu’on attend logiquement des gouvernements anti-impérialistes de la région, voire sur le silence de la Russie qui se présente comme prétendument alliée des peuples en lutte contre « l’Occident » en Afrique.

Signe positif, plusieurs intervenantEs ont insisté sur la nécessité de travailler à l’unité populaire en Martinique, pour faire face aux défis, en dépit de divergences réelles ou supposées.

Pour Kémi Séba et bien d’autres causes, il est temps de passer à la pratique.

Publié dans Révolution socialiste n°455 le 13 juillet 2026

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