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La direction du travail contre l’acquis des jours fériés locaux – pas question de les laisser faire

Monument du pied de l'esclave, au Carbet. © ARCHIVES FAM / CC

Nos lecteurs et lectrices connaissent ce dossier.

Depuis des décennies, les coutumes antillaises sont prises en compte avec 5 jours fériés locaux qui comprenaient en Martinique le 22 mai désormais entré dans la loi. Les autres dates comprennent deux jours de carnaval, le vendredi saint et un jour à la Toussaint.

La Cour de cassation a reconnu cet usage bien établi dans la vie professionnelle comme dans la vie en général. Rêvant de réussir aux colonies ce qu’ils tentent de réaliser en France même, toute une kyrielle de « managers », souvent venus d’ailleurs, s’acharnent depuis des années à détruire ces acquis.

La nouveauté, c’est que la DEETS (Direction du travail) dont la première mission est de faire respecter le droit du travail, lois, conventions collectives, accords d’entreprises, contrats du travail, jurisprudence consolidée, s’estime autorisée à les mettre en cause. Elle envoie en effet au patronat un message signifiant qu’il peut s’exonérer de l’obligation de respecter les usages entrés dans le patrimoine des acquis du monde du travail.

Le défi est donc clairement lancé à l’intersyndicale ouvrière de chaque pays concerné.

À bon entendeur…

Publié le 16 mars 2026 dans Révolution socialiste n°438