En sapant le nouvel organe technocratique palestinien, Israël tente de faire apparaître Gaza comme ingouvernable et de prouver la nécessité d’une occupation militaire permanente.
Lorsque l’envoyé spécial américain Steve Witkoff a annoncé le début de la deuxième phase du plan de cessez-le-feu à Gaza du président Donald Trump à la mi-janvier, cela a marqué l’avènement du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) – un organe technocratique palestinien de 15 membres chargé de fournir des services et de gérer la reconstruction dans l’enclave ravagée, sous la supervision du Conseil de la paix et du Conseil exécutif de Gaza de Trump.
Quelques heures après l’annonce, toutes les principales factions palestiniennes, dont le Fatah et le Hamas, ont salué la création du NCAG. Nombre de ses membres sont des personnalités connues et respectées qui ont rapidement bénéficié d’un large soutien populaire. Le président Ali Shaath, qui a perdu son père lors du génocide israélien à Gaza, exige qu’Israël rende des comptes, et critique ouvertement le projet de « Riviera de Gaza » de Trump. Le commissaire à la santé du comité, le Dr Aed Yaghi, est un militant de longue date de la société civile et ancien directeur de la Société palestinienne de secours médical à Gaza. Ayed Abu Ramadan, commissaire au commerce et à l’industrie, a présidé la Chambre de commerce de Gaza et s’oppose fermement à la politique israélienne de soutien aux groupes criminels dans la bande de Gaza.
La population de Gaza a également poussé un soupir de soulagement lorsque la première décision du comité a été de supprimer toutes les taxes et redevances imposées aux particuliers et aux entreprises par le gouvernement du Hamas (avant le 7 octobre et depuis le cessez-le-feu), et lorsque Shaath a promis la réouverture du point de passage de Rafah lors de sa première apparition télévisée au Forum économique mondial de Davos.
Mais depuis sa formation il y a deux semaines, Israël n’a toujours pas autorisé le NCAG à entrer dans Gaza, et encore moins à la reconstruire.
Bien que Benjamin Netanyahou ait accepté de rejoindre le Conseil de la paix à l’invitation de Trump, le Premier ministre israélien a publiquement désavoué le président et critiqué le Conseil exécutif de Gaza, le jugeant contraire à la politique israélienne. Peu après, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré : « Gaza nous appartient », qualifiant le plan Trump de « néfaste pour Israël ». Smotrich a exigé l’abandon du plan et la reprise d’une offensive de grande envergure contre Gaza, ainsi que la reconstruction de colonies israéliennes permanentes dans l’enclave.
Le journal israélien Maariv a même rapporté qu’Israël se prépare actuellement à l’échec du plan Trump et a déjà pris des dispositions pour reprendre son offensive contre Gaza « sans restrictions », cherchant cette fois à occuper directement la totalité de la bande de Gaza. La chaîne israélienne Channel 14 a par ailleurs souligné que le chef d’état-major de l’armée a approuvé les plans d’une attaque de grande envergure contre l’enclave, incluant l’invasion de zones non contrôlées par les forces israéliennes durant les deux années de combats.
En d’autres termes, Israël n’a jamais caché son intention de maintenir définitivement Gaza dans l’impasse. Le gouvernement israélien fait tout ce qu’il peut pour empêcher le déroulement de la deuxième phase du plan Trump – et pour que cela se résume, comme l’a dédaigneusement appelé Netanyahou, à un spectacle « symbolique » – afin de convaincre les Américains que Gaza est ingouvernable et, par conséquent, de justifier la nécessité d’un contrôle militaire israélien durable.
Technocratie triée sur le volet
La création du NCAG se fait attendre depuis trop longtemps. Il aurait pu être mis en place il y a plus de deux ans pour remplacer le gouvernement du Hamas à Gaza : en décembre 2023, la direction du Hamas a accepté à l’unanimité de confier les responsabilités gouvernementales à un organe administratif technocratique intérimaire, selon plusieurs dirigeants du groupe.
Plusieurs dirigeants palestiniens m’ont rapporté que les noms des membres potentiels du comité étaient sur le bureau de Netanyahou depuis au moins août 2024. L’Égypte a facilité les pourparlers entre le Hamas, le Fatah et les autres factions palestiniennes afin de parvenir à un accord sur la composition du comité, établissant une liste de 41 noms qui a ensuite été réduite à 15. Selon ces dirigeants, Netanyahou n’a donné une réponse qu’il y a deux semaines.
Même après que Trump eut intégré le comité administratif à son plan en 20 points, Israël a continué de tergiverser pendant plus de 100 jours jusqu’à ce que Witkoff fasse pression sur Netanyahou pour qu’il prenne une décision, espérant que la création du NCAG créerait un « élan » après qu’Israël eut saboté le cessez-le-feu par des violations répétées durant la première phase et retardé l’arrivée de la seconde.
Le Shin Bet, service de sécurité intérieure israélien, a opposé son veto à plusieurs reprises à la plupart des noms proposés pour la commission, notamment ceux d’Amjad Shawa, avocat spécialisé dans les droits humains et directeur du Réseau des organisations non gouvernementales palestiniennes à Gaza, qui devait présider la commission, et de Maged Abu Ramadan, ancien maire de Gaza et actuel ministre de la Santé de l’Autorité palestinienne. Israël a cherché à brouiller davantage la liste des noms afin que le Hamas et d’autres factions à Gaza s’opposent à la commission.
Selon une source palestinienne bien informée et un haut responsable britannique, la moitié des membres du comité technocratique ont été proposés par les Émirats arabes unis et appartiennent à la faction proche de Mohammed Dahlan — ancien dirigeant du Fatah à Gaza, proche du président Mohamed ben Zayed, opposant au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, avant son exil aux Émirats arabes unis en 2011.
Israël sait que le Hamas se méfie du rôle des Émirats arabes unis et pense que ces derniers cherchent à anéantir le groupe, notamment en raison de son soutien présumé au groupe criminel d’Abou Shabab, soutenu par Israël, et de son investissement dans le camp de concentration dystopique de « Nouvelle Rafah ». Pourtant, le Hamas a approuvé nombre de ces nominations, car il ne souhaite pas être perçu comme un obstacle au processus. Cependant, le rôle qui inquiète le plus le Hamas est celui de commissaire à la sécurité du NCAG, qui prendrait la tête de la police et des autres services de sécurité et superviserait le démantèlement des armes offensives du Hamas comme en Irlande du Nord .
Ce portefeuille devait initialement être confié au général à la retraite de l’Autorité palestinienne, Mohammed Tawfiq Heles. Cependant, son nom fut remplacé à la dernière minute par celui de Sami Nasman, officier du renseignement à la retraite de l’Autorité palestinienne, malgré la volonté d’Israël de s’opposer à toute personne affiliée à l’Autorité palestinienne au sein du comité (Shaath faillit être bloqué pour cette raison, mais Israël le jugea suffisamment proche de Dahlan pour compenser son affiliation à l’Autorité palestinienne).
Le Hamas et d’autres factions à Gaza considèrent Nasman comme une figure « compromise » et l’accusent de « collaborer avec Israël », selon deux sources proches du groupe. En 2016, un tribunal de Gaza l’a condamné par contumace à 15 ans de prison pour espionnage présumé et pour avoir recruté des cellules chargées d’incendier des véhicules et d’attaquer les infrastructures publiques en vue de créer des troubles et de déstabiliser le gouvernement du Hamas. Une source bien informée m’a indiqué qu’après sa retraite, Nasman s’était lui aussi rapproché du cercle de Dahlan et que les Émirats arabes unis avaient fait pression pour sa nomination au NCAG.
L’intégration de Nasman au sein du comité a suscité une vive frustration parmi les dirigeants et les membres du Hamas et du Jihad islamique palestinien, et le Hamas pourrait tenter de l’empêcher d’entrer à Gaza. C’est précisément l’objectif d’Israël : s’assurer que les militants du Hamas n’aient aucune confiance dans le NCAG et refusent de coopérer à un processus de désarmement mené par leur ennemi juré, ce qu’Israël utiliserait ensuite comme prétexte pour reprendre son offensive .
Retarder, attaquer, obstruer
Netanyahou a plus d’un tour dans son sac pour empêcher le NCAG de remplir sa mission. Le 15 janvier, alors qu’il traversait la frontière entre Ramallah et la Jordanie pour se rendre en Égypte à l’occasion de la première réunion du comité, Shaath a été détenu par Israël pendant six heures au point de passage d’Allenby. De même, Israël a empêché Husni Al-Mughni, commissaire du NCAG chargé des affaires tribales (lui aussi proche de Dahlan), de passer de Gaza en Égypte, probablement parce qu’il avait soutenu la répression menée par le Hamas contre les collaborateurs d’Israël dans la bande de Gaza.
Il ne s’agissait là que d’un prélude à de nouvelles restrictions israéliennes à l’encontre du NCAG, dans le but de l’empêcher de remplir son mandat et, à terme, de provoquer sa disparition. Israël empêche actuellement le NCAG d’employer des fonctionnaires du Hamas ou de l’Autorité palestinienne, ce qui signifie que les 15 membres du comité se retrouveraient seuls, sans personnel sur le terrain pour gérer l’enclave. Même si Israël renonce à cette mesure, elle insistera pour vérifier les antécédents de chaque fonctionnaire employé par le NCAG, donnant ainsi à Netanyahou davantage de pouvoir pour limiter son action.
Dès l’annonce de la création du comité, Israël a mobilisé ses milices criminelles à Gaza pour l’attaquer publiquement, le boycotter et le déstabiliser. Récemment, Israël a utilisé ces milices pour mener des assassinats et des opérations de sabotage dans les zones de Gaza contrôlées par le Hamas, tout en niant toute implication, ce qui compromet sérieusement la sécurité des membres du NCAG.
En effet, les membres du comité qui tentent de se rendre à Gaza sont d’abord contraints de traverser la zone contrôlée par la milice Abou Shabab, juste à côté du point de passage de Rafah. Ce groupe a installé de nombreux points de contrôle dans ce secteur, bloquant régulièrement les délégations internationales et les convois humanitaires. Bien que l’accord de Trump stipulât explicitement qu’Israël rouvrirait le point de passage de Rafah entre Gaza et l’Égypte pour permettre la circulation des personnes à l’intérieur et à l’extérieur de l’enclave, Israël l’a maintenu fermé pendant plus de 100 jours après cette annonce – et continue de le faire depuis deux semaines, date de la création du NCAG .
Israël a invoqué comme prétexte le refus du Hamas de restituer le corps de Ran Gvili, dernier prisonnier israélien détenu à Gaza. Or, le quotidien israélien Israel Hayom a révélé lundi que l’armée connaissait la localisation approximative du corps de Gvili depuis plus d’un mois, mais que Netanyahou avait refusé d’autoriser une mission de récupération jusqu’à la dernière minute, lorsque Trump a fait pression pour l’ouverture du point de passage.
Malgré ces pressions, Israël a imposé de nombreuses restrictions visant à faire de l’ouverture de Rafah un geste purement symbolique. Par exemple, le gouvernement prévoit d’autoriser seulement 50 Palestinien·nes par jour à entrer à Gaza depuis l’Égypte ; sachant qu’il y a environ 150 000 Gazaoui·es rien qu’en Égypte, cela signifierait qu’il faudrait près de dix ans pour que tous puissent rentrer chez eux.
Israël insiste également sur le fait que trois fois plus de personnes seront autorisées à quitter Gaza chaque jour qu’à y retourner, tout en cherchant à interdire l’entrée à tout Gazaoui né hors de la bande de Gaza au cours des deux dernières années — ainsi qu’à ceux nés à l’étranger qui n’étaient pas à Gaza au début de la guerre — même s’ils possèdent une carte d’identité palestinienne, ce qui signifie que la plupart des familles avec de jeunes enfants seraient de facto interdites de séjour sur leur terre natale.
Le gouvernement israélien conservera le contrôle total des entrées et sorties de Gaza, tous les noms étant transmis au Shin Bet et au COGAT (l’unité de coordination civile de l’armée) pour une approbation préalable. Les passeports seront également scannés et envoyés aux autorités israéliennes avant d’être tamponnés par le personnel local au point de passage.
Toute personne entrant à Gaza devrait également passer par un point de contrôle israélien pour une fouille au corps par des soldats – une mesure destinée à dissuader les retours, Israël ayant démontré sa propension à enlever et emprisonner des Palestiniens sans procédure régulière ni assistance juridique. Prises ensemble, ces politiques laissent penser que l’ambition de longue date d’Israël de vider Gaza de ses habitants palestiniens demeure intacte.
Des propositions délibérément irréalisables
Selon un haut responsable arabe et deux diplomates européens, les Israéliens ont pour stratégie de contourner tout progrès à Gaza en jouant à ce qu’ils décrivent comme un jeu de « whack-a-mole »1, autrement dit en adoptant une attitude du type « Excellent, mais… ».
Le premier fait référence à la stratégie israélienne consistant à faire traîner les discussions avec les médiateurs ou au Centre de coordination civilo-militaire (CMCC) de Trump en Israël, en utilisant des arguments creux et de la propagande pour justifier le maintien des restrictions. Il faut ensuite des jours aux membres du CMCC – l’organe chargé de mettre en œuvre le plan Trump – pour formuler une réponse qui réfute les objections israéliennes ou propose une solution technique, cependant que les Israéliens en inventent déjà de nouvelles.
Par exemple, Israël restreint actuellement l’entrée de logements préfabriqués temporaires à Gaza et limite même celle des tentes, sous prétexte que le Hamas pourrait extraire les infimes quantités d’aluminium ou d’acier nécessaires à leur montage pour les recycler en armes et missiles. L’absurdité de cette affirmation est immédiatement démontrée par le fait qu’Israël autorise l’acheminement de grandes quantités de conserves alimentaires à Gaza, ainsi que par les propres services de renseignement israéliens, qui affirme que le Hamas ne se réarme pas et n’a même pas la capacité de produire des roquettes et des lance-roquettes.
La seconde stratégie israélienne, celle du « Excellent, mais… », désigne la manière dont Israël contourne tout progrès en proposant des idées délibérément irréalisables. Par exemple, lorsque des diplomates européens ont évoqué la nécessité de relancer le secteur bancaire à Gaza, les Israéliens ont répondu : « Excellent, mais nous allons créer une nouvelle banque à Gaza avec un système de portefeuille numérique en cryptomonnaie » – une proposition compromise par le manque d’accès à Internet et d’électricité dans la bande de Gaza, sans parler des autres fragilités liées aux cryptomonnaies.
De même, une diplomate arabe de haut rang m’a confié que lorsqu’elle a insisté sur l’unification à long terme de la Cisjordanie et de Gaza sous un seul gouvernement, la réponse fut : « Excellent, mais sous l’égide d’un comité administratif technocratique », un organe dont la seule réalité est de fournir une aide humanitaire. Les Israéliens et les Américains lui ont expliqué que Gaza pourrait servir de projet pilote : si le comité réussit, il pourrait potentiellement remplacer l’Autorité palestinienne en Cisjordanie.
La diplomate a ajouté que lorsqu’elle a soulevé la nécessité pour Israël de débloquer les milliards de shekels de recettes fiscales de l’Autorité palestinienne bloqués, la réponse a été : « Excellent, mais nous les verserons au Conseil de la paix et au NCAG puisque Gaza fait également partie du territoire palestinien. »
Cette approche israélienne est soutenue par Aryeh Lightstone, homme d’affaires américain et rabbin de droite, qui sert d’intermédiaire entre le CMCC, Jared Kushner et Witkoff. Lightstone, ancien conseiller principal de l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, est si proche de Netanyahou que ce dernier lui a demandé de diriger sa campagne électorale de 2022. Il aurait participé à la création de la tristement célèbre Gaza Humanitarian Foundation, responsable du massacre de centaines de Gazaouis affamés sur des sites de distribution d’aide.
Deux experts israéliens ayant rencontré Lightstone l’ont décrit comme « plus idéologique et plus à droite que Netanyahou », expliquant qu’il étouffe toute plainte déposée par le CMCC auprès de Washington. Lightstone a récemment été nommé conseiller spécial auprès du Conseil de la paix de Trump, ce qui lui confère un pouvoir accru sur Gaza et accorde à Israël une marge de manœuvre encore plus grande.
Consolidation de l’occupation perpétuelle
Le principal obstacle auquel le NCAG est confronté est sans doute le fait que l’armée israélienne occupe toujours environ 60 % de Gaza et ne prévoit pas de se retirer de sitôt. Dans l’intervalle, elle renforce sa présence en établissant de multiples avant-postes dans la région, tout en recrutant davantage de collaborateurs et de groupes armés pour exécuter ses ordres de l’autre côté de la « Ligne jaune ».
Israël a conditionné tout retrait à la création et au déploiement de la Force internationale de stabilisation (FIS), mais Netanyahou a tout fait pour l’empêcher . Il a notamment opposé son veto à la participation de la Turquie et du Qatar à la FIS et a insisté pour que cette force agisse sous contrôle de l’armée et de l’occupation israéliennes : maintien de l’ordre en Palestine, confiscation des armes du Hamas et destruction des tunnels. Selon un haut responsable arabe, Israël a même fait pression sur l’Azerbaïdjan pour qu’il se retire de la FIS la rendant inefficace.
Sans un retrait israélien, le NCAG se verrait soit interdire l’accès à plus de 60 % de Gaza, soit être contraint d’y opérer sous contrôle israélien, ce qui aurait pour conséquence de faire considérer ses membres comme des collaborateurs par le peuple.
Israël fait également pression pour la création d’un camp de concentration à Rafah, où seules les personnes sélectionnées par les services de sécurité israéliens seraient autorisées à s’installer. Si le NCAG y opérait, sa légitimité s’en trouverait considérablement compromise, ce qui l’empêcherait de fournir ailleurs abri et services adéquats.
Israël insiste sur le fait qu’aucune reconstruction ne sera autorisée à Gaza tant que le désarmement complet du Hamas ne sera pas achevé, un processus délicat qui prendra probablement des années. Au lieu de se concentrer dans un premier temps sur les armes offensives du Hamas (comme les roquettes), Netanyahou insiste sur la collecte de 60 000 fusils , dont certains sont détenus par de puissantes familles, des clans ou des particuliers.
Par un sabotage délibéré, le recours à des groupes criminels et des conditions impossibles à remplir, Netanyahou s’assure que le plan Trump soit voué à l’échec, en créant lui-même le chaos il justifie un contrôle militaire israélien permanent. Il ne s’agit pas d’un simple désaccord politique ; c’est une stratégie délibérée visant à consolider une occupation perpétuelle.
Le 29 janvier 2026
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L’expression « whack-a-mole » vient d’un jeu d’arcade très connu aux États-Unis : des taupes sortent de trous de manière aléatoire et le joueur doit les frapper avec un maillet dès qu’elles apparaissent. Quand on en frappe une, une autre ressort ailleurs.