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Portugal : Après la démission de Spinola. Un deuxième échec

par Charles-André Udry

La deuxième tentative effectuée par Spínola dans le but de modifier les rapports de forces sur le plan gouvernemental et de mettre en place des institutions plus aptes à se confronter au mouvement ouvrier, ainsi qu’à modifier le processus de décolonisation, a échoué. Mais, à la différence du mois de juillet, d’une part, la droite et l’extrême-droite développèrent pour la première fois une attaque de grande envergure, et, d’autre part, la mobilisation du mouvement de masse fut un élément important de riposte et de mise en échec de cette « tentative de coup d’État ». Dans l’immédiat, le MFA (Mouvement des Forces Armées) en sort renforcé, spécialement ses tendances « centristes », de même que le Parti Communiste portugais et l’Intersyndicale. Mais aucune des questions cruciales n’est tranchée. L’instabilité et la crise politiques ne peuvent que se maintenir.

Les étapes d’une offensive

Après la déroute de l’opération Palma Carlos — qui consistait à plébisciter Spínola et mettre en place un régime présidentiel pour rejeter les élections —, se rendant compte de la faiblesse des instruments dont elle dispose pour affronter l’échéance électorale rapprochée de mars 1975, la droite chercha à reprendre l’offensive en utilisant Spínola comme porte-drapeau. Son prestige devait être un garant de la réussite de la manœuvre. Les divergences qui émergeaient au niveau gouvernemental, spécialement en rapport avec la décolonisation, rendaient d’autant plus crédible un assaut plus ou moins camouflé sous le prétexte de soutien à Spínola.

Ce dernier choisit le moment où les « petits blancs » de Lourenço Marques au Mozambique descendirent dans la rue, occupèrent la radio et « proclamèrent l’indépendance » — en réponse aux accords conclus à Lusaka entre le FRELIMO et le gouvernement provisoire — pour faire des déclarations remarquées. Ainsi, le 10 septembre, il précisa au sujet de la décolonisation que ce « processus ne consiste pas, comme certains le pensent naïvement, à transférer purement et simplement le pouvoir aux organisations qui ont mené la lutte armée contre l’ancien régime ». Voilà pour les « provinces d’Afrique’»... et spécialement pour l’Angola.

Ensuite, pour ce qui est de la situation au Portugal, il fit appel à la majorité silencieuse : « La majorité silencieuse du peuple portugais doit se réveiller et se défendre activement contre les extrémistes totalitaires qui luttent dans l’ombre en utilisant des méthodes bien connues pour manipuler les masses... plongée dans la confusion après un demi-siècle d’ignorance politique ».

Sur cette lancée, le 23 septembre, Spínola annonça qu’il désirait reprendre en main, totalement et seul, toutes les affaires concernant la décolonisation de l’Angola. Il voulait rassurer une partie du capital financier portugais — et aussi international — fort intéressé aux riches régions de l’Angola et infléchir le processus de décolonisation. N’a-t-il pas reçu à la même date une délégation de « personnalités angolaises » à la tête de laquelle se trouvait Francisco Lele, dirigeant du Parti Démocrate Angolais, qui déclara à la fin de son entrevue : « Le président vient, une fois de plus, de sauver l’Angola » ? Il avait fait de même en juillet quand il reçut Mme Joana Simeão, qui expliqua « les dangers que représentait le FRELIMO pour le Mozambique ». Et n’a-t-il pas rencontré Mobutu pour discuter du règlement de l’affaire angolaise ?

Parallèlement à ces diverses initiatives, émergent de multiples partis d’extrême-droite qui se couvrent sous des noms aussi divers que Parti du Progrès, Parti Libéral, Parti National... Le 19 septembre surgissent des affiches qui montrent un visage carré, des lunettes de jeune cadre, une bouche portant le slogan : « Majorité silencieuse ». L’affiche appelle à une manifestation de soutien au président de la République.

La convergence s’établit entre des secteurs bourgeois qui, tant bien que mal, avaient été partie prenante du coup militaire du 25 avril (Champalimaud, Galvão de Melo, Spínola, etc.) et des secteurs d’extrême-droite liés à la Légion, aux colonialistes les plus déclarés (Casal Ribeiro, Franco Nogueira, Kaúlza de Arriaga). Au sein même de la « junte de salut national », des éléments comme Galvão de Melo et Sanches Osório (ministre de l’Information) se proclament en faveur de la manifestation. Le dernier va faire passer un communiqué à la radio demandant que les « piquets » et les « barricades » établis autour de Lisbonne le 27 septembre soient supprimés. Au sein de l’armée des secteurs non négligeables — entre autres les parachutistes de la base de Tancos — soutiennent le projet de Spínola.

La droite et l’extrême-droite se mobilisent. Les banquets fleurissent. Le 25, elles se retrouvent au Campo Pequeno, la « Plaza de toros » de Lisbonne. La campagne anti-communiste se développe. Les secteurs les plus liés au capital américain et à des secteurs du capital brésilien, les fractions les plus rattachées à l’exploitation coloniale soutiennent cette relance de l’offensive de droite et d’extrême-droite.

Il faut souligner ici que, de fait, la politique du gouvernement et du MFA permit à ces courants d’acquérir l’espace nécessaire pour se réorganiser. L’intervention des forces armées contre la grève des travailleurs du Jornal do Comércio, qui réclamaient le renvoi du directeur fasciste, Carlos Machado, ainsi que les mesures prises contre les travailleurs de la Lisnave qui revendiquaient un approfondissement de l’épuration des éléments fascistes, concourent à fortifier les diverses manœuvres de l’extrême-droite. D’autant plus le gouvernement se montra fort compréhensif pour les revendications des PIDE (anciens agents de la police politique salazariste) — que Galvão de Melo reçoit en délégation — et ne dévoila pas les appuis financiers dont jouissent ces divers groupes. Les organisations d’extrême-droite, avec l’appui d’une grande partie de l’église du Nord du pays, ont cherché un appui social parmi certaines couches (petite-bourgeoisie et paysans du nord, de l’Alentejo). Mais les choses ont changé durant cette dernière décennie. Actuellement le paysannat ne représente plus une force sociale importante, un appui décisif et suffisant pour des entreprises réactionnaires traditionnelles.

La riposte

Face à cette vaste manœuvre de l’extrême-droite, la mobilisation des travailleurs et de la jeunesse va se développer et s’accentuer dès le 27 septembre. Dès l’après-midi du 27 septembre, la contre-offensive s’accentue, des barrages sont élevés, les voies d’accès à Lisbonne contrôlées. Le MFA n’intervient pas directement. Les divisions internes limitent ses possibilités d’initiative immédiates.

Il est nécessaire d’envisager la double dimension de la riposte à l’assaut de la réaction. D’une part, la mobilisation des masses fut loin d’être négligeable, d’autre part, l’intervention du MFA, dans une seconde phase, détermina l’issue de l’affrontement. Il ne fait pas de doute que Spínola et les divers cercles qui étaient partie prenante de l’opération ont reculé au moment où les rapports de forces au sein du MFA et entre le MFA et l’ensemble de l’armée apparurent clairement comme se situant en faveur de l’aile centriste et centre-gauche du MFA. Une possible fracture ouverte de l’armée, avec tout ce que cela impliquerait au Portugal dans la situation présente, était possible si l’épreuve de forces était maintenue. Cela a certainement fait réfléchir plus d’un spinoliste. Mais, quand bien même il est incontestable que les rapports de force entre le MFA et l’armée, comme au sein du MFA et, enfin, l’intervention de ce dernier, ont été les éléments décisifs qui ont déterminé le résultat de la confrontation, il est aussi patent que la mobilisation des travailleurs et de la jeunesse, les appels de l’Intersyndicale, du PCP et de l’extrême-gauche, ont joué un rôle important dans les décisions prises par le MFA. De plus, pour l’avenir, il ne faut pas sous-estimer l’expérience acquise par une fraction de la classe ouvrière dans cette épreuve. Le refus des typographes d’imprimer des pages publicitaires en faveur de la manifestation de la « majorité silencieuse », la grève des travailleurs des chemins de fer et des autocars restent des éléments importants qui peuvent servir à concrétiser la propagande de l’extrême-gauche sur le thème de la lutte anti-fasciste. De même, il faut indiquer la participation de militaires à la constitution des barrages, contre les ordres des officiers, c’est-à-dire antérieurement à l’appel lancé par le MFA.

Néanmoins, il faut distinguer entre la mobilisation et le degré de politisation, l’aptitude de larges secteurs de la classe ouvrière portugaise à intervenir dans cette bataille en tant que facteur politique autonome. Cette faiblesse explique la capacité du MFA de reprendre les affaires en mains et les limites de la crise suite à la chute de Spínola. C’est ici que l’on peut mesurer les différences existant entre le développement de la conscience parmi les classes ouvrières italienne, espagnole ou française et la classe ouvrière portugaise.

Une telle confrontation, l’échec d’une manœuvre du type de celle de Spínola, en Italie, en Espagne ou en France aurait débouché sur une crise d’une autre ampleur. Ce facteur ne doit pas être négligé. Il permet de comprendre que, malgré la faiblesse institutionnelle du pouvoir de la bourgeoisie, la situation reste ce qu’elle est et que le « dimanche d’effort national » apparaît comme un des résultats immédiats des événements des 27 et 28 septembre. Cette faible politisation est due aux quarante années de fascisme, à la fragmentation de la classe ouvrière, à l’inexistence de mobilisation nationale, à la persistance des illusions démocratiques. Si le PCP peut avoir l’hégémonie qu’il a dans la classe ouvrière, c’est précisément à cause de cela. Mais, en même temps il renforce considérablement toutes ces illusions. Ainsi, le PCP fut un facteur non négligeable de la crédibilité acquise par Spínola, et, dans ce sens, il contribua à faciliter les opérations bonapartistes du baroudeur de Guinée-Bissau.

Au même titre, le PCP place aujourd’hui une auréole autour de la tête du MFA. Dès le 29 septembre, il met quasi entre parenthèses le rôle des mobilisations ouvrières et éclaire au maximum la fonction du MFA qu’il donne comme « seul garant de la démocratie ». Dès lors, le MFA sort de cette crise comme un des principaux gagnants. Dans l’actuelle crise institutionnelle que connaît la bourgeoisie portugaise, la fonction de charnière du pouvoir de la bourgeoisie que remplit le MFA tend donc à être fortement voilée par la politique des partis réformistes et même de certains courants centristes, comme le MES (Mouvement de la Gauche Socialiste).

La suite d’une crise et le MFA

Si la chute de Spínola n’a pas abouti à une explosion d’une plus large envergure, il n’en reste pas moins que la crise et l’instabilité ne peuvent que se prolonger.

Sur le plan économique, l’inflation croît rapidement. Les 33 % sont atteints. Le chômage se développe à un rythme accéléré, d’autant plus qu’au retour des immigrés — vu les mesures restrictives prises par une série de pays européens — s’ajoute le retour des « petits blancs » des « provinces d’Afrique » et les soldats rapatriés. La fuite des capitaux s’accroît. Sur ce terrain les concessions ne peuvent qu’être des plus restreintes. Gonçalves l’a déjà prouvé en augmentant le prix des denrées de première nécessité. Dans son discours de Porto, le 6 octobre, il affirma : « Aujourd’hui, être impatient, c’est être fasciste. Nous sommes en train d’élaborer des lois démocratiques... La tâche ne sera pas facile car le Portugal est à la queue de l’Europe. Le peuple doit avoir conscience de nos limites. Nous ne pouvons pas avoir le SMIG (salaire minimum garanti) comme en France ou en Allemagne » (Le Figaro, 7.10.74).

À ces marges de manœuvre objectivement limitées sur le terrain économique s’adjoint le vide institutionnel et ceci au moment où les élections approchent. Enfin, le processus de décolonisation en Angola n’est pas terminé. L’Angola, aussi bien du point de vue de l’importance de la « colonie blanche », des divisions au sein des mouvements angolais que de la richesse du sous-sol, pose des problèmes plus complexes que ceux auxquels le gouvernement provisoire dut se confronter au sujet de la Guinée-Bissau et du Mozambique.

Par deux fois — en juillet et en septembre — des secteurs décisifs de la bourgeoisie ont tenté d’échapper, par le biais d’une opération plébiscitaire et présidentielle, à cette épreuve électorale. Ce furent deux échecs. Pour le PCP — et aussi pour le Parti Socialiste — tous les compromis sont envisageables, mais à condition qu’ils permettent d’atteindre l’objectif qui apparaît comme justifiant toute leur politique : des « élections libres pour la mise en place d’une Assemblée Constituante » en mars 1975. Tout mouvement de secteurs importants de la bourgeoisie visant à renvoyer aux calendes grecques les élections est fort difficilement acceptable pour le PCP et le PSP.

Or, après les 27/28 septembre, sur ce plan, rien n’est réglé. Le laps de temps dont la bourgeoisie disposait pour se préparer aux élections ou pour lancer des offensives permettant de regagner un contrôle plus solide n’a permis à aucun des deux projets d’aboutir. Après la chute de Spínola, la droite apparaît dispersée. Dans l’actuel rapport de forces, seul un ralliement autour d’une formation centriste, centriste de gauche, comme le PPD (Parti Populaire Démocratique de Sá Carneiro) s’offre à elle. Or ce parti ne dispose pas d’une influence très large, sa présence dans la vie politique est limitée, quand bien même il participe, aux côtés du MFA, du PCP et du PSP au gouvernement provisoire. Sur le terrain électoral sa capacité de répondre à l’influence du PCP est plus que restreinte. Selon de nombreux journalistes portugais, le PCP pourrait recueillir 20 % des voix et plus.

Dans ce contexte, la fonction du MFA apparaît avec d’autant plus de clarté. Certes, ce mouvement n’est pas homogène, diverses tendances y coexistent ; bien que le centre et le centre-gauche soient sortis renforcés des événements de la fin septembre. De plus, Costa Gomes représente un trait d’union avec des secteurs de l’armée qui apparaissent aujourd’hui en situation conflictuelle avec la direction du MFA. Néanmoins, substantiellement, ce mouvement représente la clé de voûte du pouvoir d’une bourgeoisie dont la crise de direction politique est extrême et dont le manque d’instruments pour opérer dans le cadre traditionnel de la démocratie bourgeoise est criant.

Les initiatives prises immédiatement après la nuit du 28 au 29 septembre, et suite à la démission de Spínola, indiquent la fonction du MFA et de son représentant gouvernemental le plus en vue : Vasco Gonçalves. Les appels à l’unité nationale se multiplièrent, comme d’ailleurs les hommages à Spínola, « cet ancien compagnon d’armes et de veillée ». Au cours de quelques interviews, Gonçalves, avant et après la fin septembre, indique fort bien la nature du programme du MFA. Sur ce point, nombreux sont les bourgeois qui, dans les cercles les plus éclairés, ne se sont point trompés. Ainsi, le premier ministre déclare : « Le programme du Mouvement des Forces Armées ne comporte pas de réformes de fond ni de changements substantiels dans le système économico-social dans lequel nous vivons » (Le Monde, 1er octobre 1974).

Quant aux tâches prioritaires aujourd’hui au Portugal, ce sont : « Beaucoup travailler, et il est fondamental que la coopération de tous les travailleurs soit totale. Je ne parle pas seulement des travailleurs des usines et des champs, mais aussi ceux des bureaux, les gestionnaires ou les investisseurs... Sans aucun doute, nous devons faire face aux trois problèmes (chômage, inflation, terres incultes), mais aussi à d’autres : développement économique et investissements étrangers » (Le Nouvel Observateur, 7 octobre 1974).

Ces options du MFA sont déjà apparues lors de la mise en place de la législation anti-grève, qui interdit toutes les grèves politiques, les occupations, les grèves de solidarité, les arrêts isolés et sectoriels qui bloquent la production (grèves articulées), exige 7 jours de délai depuis la déclaration de grève et pas moins de 30 jours de délai depuis le dépôt des revendications, etc. Un journaliste du Financial Times, le principal organe du capital britannique, souligna à cette occasion que la « présence dans le gouvernement des officiers du MFA donne indiscutablement au cabinet une plus grande autorité. Ils ont contribué à la promulgation réussie de la législation (anti-grève) » (Financial Times, 29 septembre 1974). Les interventions de l’armée lors des grèves, de même que les mesures prises contre l’extrême-gauche concrétisent mieux que mille discours l’essence de la fonction du MFA ; quand bien même il est vrai que ce mouvement, n’étant pas monolithique et étant traversé par divers courants politiques, puisse manifester, à certaines occasions, des attitudes lui permettant des oscillations aptes, par ailleurs, à récupérer un mouvement de masse (peu politisé).

Le 2 octobre, pour clore la crise, la Confédération de l’Industrie Portugaise affirma, dans un télégramme envoyé à Gonçalves et rendu public, que son appui lui était donné, d’autant plus que le brigadier premier ministre avait manifesté dans ses divers discours, depuis la chute de Spínola, une « grande responsabilité ». Voilà un appui qui éclaire le fait que la bourgeoisie considère, dans la situation présente, le MFA comme la colonne vertébrale, certes fragile, de sa domination.

Quant au PCP, ce premier affrontement l’a renforcé. Il est apparu — ainsi que l’Intersyndicale qui déclare aujourd’hui environ deux millions d’adhérents — comme apte à mobiliser des forces considérables et à être un facteur déterminant pour « bloquer la réaction ». Ceci va contribuer sans doute à consolider encore sa position face à de larges secteurs des masses ouvrières, à couvrir sa politique de compromis pourrie et à améliorer sa position face à l’extrême-gauche. Un de ses responsables affirmait : « Et quoi qu’en pense la réaction, qui s’étonne de notre force, nous n’avons pas l’intention d’imposer un gouvernement de Front populaire » (Expresso, 7/13 octobre 74).

En effet, la politique d’Union nationale que le PCP développe impose une mise en relief maximum du rôle du MFA. Or, dans la situation actuelle, face à cette date fatidique du 30 mars 1975, la bourgeoisie pourrait tenter de nouvelles manœuvres. Une des hypothèses, en cas de crise majeure, pourrait être une opération présidentielle lancée cette fois par le MFA, « garant de la démocratie » selon le langage du PCP. Le PCP, dès lors, aurait quelque difficulté à se retourner.

Quoi qu’il en soit, l’instabilité va certainement perdurer, sans que soit à exclure un retournement brusque de situation. Les travailleurs, aussi bien au travers des grèves et des manifestations, comme celles de la TAP (transports aériens), de la Lisnave (chantiers navals), des barricades de l’après-midi et du soir du 27 septembre, développent leur politisation.

Il est plus que probable que les véritables confrontations, que les mobilisations qui ouvrent la voie à une intervention politique d’un autre niveau de la part de larges secteurs de la classe ouvrière, vont se développer dans une phase future. Dans ce sens, l’intervention des marxistes-révolutionnaires, aussi bien au niveau de la contre-offensive face aux menées de la réaction, de l’intervention sur le plan syndical et des luttes ouvrières, de la dénonciation concrète du projet stratégique du PCP, que sur le plan politique central (la question gouvernementale) sera un élément important pour assurer une victoire de la classe ouvrière.

Le 11 octobre 1974

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